Déficit foncier
Situation où les charges déductibles dépassent les loyers perçus. Permet de réduire l'impôt sur le revenu jusqu'à 10 700€/an (hors intérêts d'emprunt).
Le déficit foncier concerne la location nue au régime réel : quand les charges déductibles (travaux, taxe foncière, assurance, gestion) dépassent les loyers, l'excédent s'impute sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an (art. 156 du CGI). Règle clé : les intérêts d'emprunt ne participent jamais à cette imputation sur le revenu global — ils ne s'imputent que sur les revenus fonciers. Le surplus au-delà du plafond se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Exemple chiffré : 8 000 € de loyers encaissés, 15 000 € de travaux et charges hors intérêts → déficit de 7 000 €, intégralement imputable car inférieur au plafond. Pour une tranche marginale à 30 %, l'économie d'impôt immédiate atteint 2 100 €, à laquelle s'ajoute l'économie de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers effacés. Condition : maintenir le bien en location jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'imputation. Le simulateur de fiscalité RentaImmo intègre ces plafonds automatiquement.